La descente vers la chaleur

Nous quittons St-Martin le 22 mai à voile (ENFIN!). Nous prenons notre temps et atteignons St-Bathélemy 5 heures plus tard. L’ancrage est magnifique et rempli de tortues, mais il y règne une odeur de sargasses en putréfaction; cette algue flottante qui envahit les mers du sud depuis quelques années. Les cause de son développement sont multiples: réchauffement climatique, déversement d’engrais dans l’océan, le résultat de Deep Water Horizon. Le résultat est catastrophique sur les poissons, les coraux et l’homme (problèmes respiratoires à long terme pour les habitants respirant les émanations de la plante). Elle est aussi l’ennemie du navigateur car elle s’empêtre dans les hélices, bouches les lignes de refroidissement du moteur et embourbe nos lignes à pêche. Nous fuyons donc cette odeur pestilentielle pour atteindre St-Kitts et Nevis le 24 mai. Ici nous retrouvons les douanes typiques des îles du sud; L’officier des douanes joue à des jeux sur 2 téléphones en même temps qu’il me marmonne des instructions. Par la suite, la dame de l’immigration prend la peine de mettre son film sur pause pendant qu’elle règle mon cas. Somme tout, les formalités se sont bien déroulées.

Contrairement à St-Martin, St-Kitts n’a pas été touché par les plus récents ouragans et nous partons donc à la conquête de son principal sommet culminant à 1155 mètres d’altitude. C’est donc un premier baptême de randonnée pour Charles et pour moi à utiliser le petit porte-bébé à l’avant. En plus du sac à dos, son poids est significatif sur les épaules, mais il m’aide parfois en avançant vigoureusement à pas de bébé. La chaleur de la forêt tropicale est accablante. Accompagnés de nos amis du bateau Rio et de leurs enfants, nous prenons souvent des pauses d’eau et atteignons le sommet en 4h30 de marche. Souvent ennuagée, la vue de l’intérieur du cratère est toutefois impressionnante et nous ne regrettons pas les efforts. La descente est parfois glissante et raide, ce qui oblige parfois à glisser sur les fesses plus souvent qu’à mon habitude, et ce, pour le plus meilleur confort de Charles qui est bien assis dans le porte-bébé ventral. Après une journée de repos bien méritée au bateau, nous repartons le surlendemain pour une autre journée vers l’île de Montserrat. La Soufrière, son volcan entré en irruption en 1995, fume toujours et on sent parfois une forte odeur de soufre en contournant l’île. Après une nuit au mouillage au centre de l’île, nous levons les voiles vers le Sud et quittons pour notre prochaine escapade en France: La Guadeloupe.


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