Nouveaux dessous pour Boréas

On l’a vu dans dans les articles précédents Décapage de peinture partie 1 et Décapage de peinture partie 2, le premier travail effectué sur Boréas a été de le décaper sous la ligne d’eau. Son ancienne couche de protection était désuète et le bateau présentait des premiers signes d’osmose; nous avons donc mis plusieurs mois à enlever la vieille peinture et à sabler les endroits où la fibre de verre était endommagée. Dépendemment de la profondeur du creux de la réparation, nous devions remettre de la nouvelle fibre ou de la potée (putty en anglais) pour que la surface soit de nouvea lisse.

La première étape est de préparer la surface pour que la peinture y adhère bien. Au cours des travaux de décapage, la coque a été sablée avec du papier sablé 80, mais nous voulons avons besoin d’un meilleur fini pour les prochaines étapes. Nous la sablons donc avec du papier 120, puis du 220. On nettoie ensuite la coque avec de l’eau pour enlever la pousière, puis une fois sec on nettoie avec du solvant 202 d’Interlux.

Nous sommes ensuite prêts à appliquer la peinture interprotect 2000E de Interlux, qui empêche l’humidité d’atteindre la fibre de verre. Pour que la couche dure longtemps et soit une barrière efficace, nous maximisons l’épaisseur et appliquons 5 couches (2.6 millième de pouce pour chaque couche lorsqu’appliqué au rouleau). Un kit d’un gallon (US) couvre théoriquement une surface de 240 pieds carrés, mais en pratique il faut compter environ 10% de pertes, donc 216 pieds carrés. Nous estimons la surface totale de la coque à couvrir (excluant la quille) à 220 pieds carrés., il nous en faut donc 7 kits pour recouvrir le bateau et le safran. Le 2000E vient en couleur blanche et en couleur grise; nous alternons donc entre ces deux couleurs pour mieux voir où nous en sommes rendus dans l’application. Nous profitons aussi du fait que le safran est sorti de son enclave pour le peinturer en même temps; nous le suspendons à une corde attachée à la baume pour l’occasion. Par chance, nous avons du beau temps ensoleillé et une température idéale de 20-25 degrés. Ceci permet d’appliquer les couches une après l’autre rapidement. Le test à réaliser pour savoir si la surface est prête pour l’ajout d’une autre couche est d’appuyer avec le pouce sur la peinture. Si on peut voir la trace du pouce sur la coque, mais qu’il n’y a pas de peinture sur le doigt, on dit que la peinture est ‟tacky” et on peut appliquer la couche suivante.

Il est important de bien planifier le dépôt des cinq couches d’interprotect avec celui de la première couche de peinture antisalissure. Cette peinture, qui empêche les algues et autres organismes marins à se coller sur la coque, pèle facilement si la préparation n’est pas bien faite. La peinture antisallissure doit être apposée dès que la couche d’interprotect en-dessous est tacky (à vérifier avec le test du pouce décrit plus haut). Dans les conditions actuelles (25 degrés Celcius), ceci nous donne un délai maximal de 7 heures selon la fiche technique d’interlux. Passé ce délai, la couche d’interprotect sera trop sèche et l’antisallissure ne tiendra pas bien. Nous avons choisi de peinturer la coque en bleu marin. Comme il n’existe que du bleu clair et du noir et que nous avons besoin de 3 gallons pour les 3 couches, nous appliquons la première couche en bleu clair et les 2 autre couches en mélange 50-50 de bleu et de noir. Lorsque, avec les années, nous verrons du bleu clair apparaître sur la coque, nous saurons qu’il sera temps d’ajouter de l’antisallissure.

 

 


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